J’aime bien disparaître. Dès que les gens ne nous voient plus, les comportements se révèlent. C’est assez simple, de disparaître, plus qu’on ne pourrait l’imaginer, même, il suffit de trouver le bon timing, la bonne humeur, le bon endroit – la brasserie de la Bavaria est assez idéale à cet égard. Le vendredi soir, elle est suffisamment clairsemée pour qu’une personne seule n’y attire pas l’attention. Il est alors aisé de s’installer proche de la vitre, de commander une bière, et de regarder les gens passer. Dehors, c’est le Petit-Chêne. Autrement dit, l’une des rues les plus pentues de Lausanne, et qui mène à la gare. Deux caractéristiques qui ont tendance à fortement influer sur la vitesse avec laquelle les gens se meuvent – ce qui est toujours intéressant à observer, surtout par temps de verglas. On peut alors ricaner avec mesquinerie, et prendre notre revanche sur le serveur qui nous a évidemment demandé si on attendait quelqu’un. Remarquez, le ricanement à plusieurs est aussi des plus agréables. Mais il faut alors connaître d’autres mesquins.

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